| Sciences: Réchauffement climatique: une occasion manquée | | blue a écrit : "OSLO (AFP) - La réunion de hauts responsables du Conseil arctique mercredi pour plancher sur le réchauffement climatique est une "occasion manquée", a jugé le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui regrette l'absence de décisions contraignantes pour réduire les rejets de gaz à effet de serre.
"Les nations arctiques disposaient d'une occasion de montrer vraiment la voie (...) et de soutenir une réduction accrue des rejets de CO2", a commenté Samantha Smith, directrice du programme arctique de WWF, en évoquant le dioxyde de carbone dégagé par les activités humaines et accusé d'être un facteur essentiel du réchauffement de l'atmosphère.
"Elles ont manqué cette occasion", a-t-elle ajouté dans un communiqué reçu à Oslo.
Ces commentaires surviennent alors que les ministres et hauts responsables des Affaires étrangères des huit pays du Conseil arctique étaient réunis à Reykjavik pour réfléchir aux suites politiques à donner à un rapport scientifique qui sonne l'alarme sur le réchauffement de la région, deux fois plus rapide que sur le reste de la planète.
Selon des participants à cette réunion, le Conseil arctique devrait publier une déclaration contenant des recommandations sur les moyens de ralentir le réchauffement sans aller jusqu'à prendre de nouveaux engagements d'action en raison des réticences américaines sur ce point.
"Tous les pays arctiques, sauf les Etats-Unis, ont déjà ratifié le protocole de Kyoto" sur la réduction des gaz à effet de serre, a souligné Jennifer Morgan, responsable de WWF sur les changements climatiques. "Nous les mettons au défi d'aller plus loin afin de sauver l'Arctique", a-t-elle dit.
"Quant aux Etats-Unis, l'administration Bush doit réévaluer sa position actuelle sur les changements climatiques à la lumière des nouvelles connaissances scientifiques. Il est temps que les Etats-Unis agissent sérieusement contre les changement climatiques", a-t-elle ajouté.
Selon l'étude sur l'impact du climat sur l'Arctique (ACIA) publiée le 8 novembre, la calotte glaciaire de l'Arctique pourrait fondre totalement, en période estivale, autour de 2100, mettant de nombreuses espèces animales en danger et bouleversant le mode de vie traditionnel des populations autochtones.
Forum intergouvernemental mis en place pour examiner les problèmes spécifiques à la région, le Conseil de l'Arctique regroupe le Canada, le Danemark, les Etats-Unis, la Finlande, l'Islande, la Norvège, la Russie et la Suède.
PARIS (AFP) - Le grand bassin parisien recèle en profondeur des formations géologiques favorables au stockage du CO2, a estimé vendredi l'institut de recherche public BRGM, plaidant pour la création d'un site expérimental en France d'ici trois ans.
Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) faisait le point vendredi sur ses recherches sur la "séquestration du CO2". Le stockage à grande profondeur du gaz carbonique (CO2) émis par les industries intéresse de plus en plus la communauté internationale, comme une des solutions pour combattre le réchauffement climatique.
Le BRGM, qui participe à une dizaine de programmes de recherche internationaux sur le sujet, souhaite à présent expérimenter "grandeur nature" un site en France, dans le grand bassin parisien.
On y trouve des couches géologiques susceptibles de "piéger" le CO2 (qui passe de l'état gazeux à un état dense à 800 m de profondeur): les carbonates du Dogger (1.400 à 2.200 m de profondeur) et les grés du Trias (1.500 à 3.000 m).
A terme, "plusieurs centaines d'années d'émissions françaises de CO2" pourraient être piégées en profondeur, a évalué vendredi Christian Fouillac, directeur de la recherche au BRGM.
Les industries françaises (centrales thermiques, raffineries, aciéries, cimenteries...) émettent chaque année 160 millions de tonnes de CO2 (40% du total des émissions françaises).
Ce CO2 "industriel" est suffisamment dense pour être capté en sortie d'usine, séparé et compressé pour être injecté dans le sous-sol en profondeur. La région parisienne émet 8 millions de tonnes de CO2 par an.
Outre l'intérêt du stockage pour diminuer les émissions françaises, un tel projet donnerait un atout supplémentaire à la France sur "un marché qui peut être colossal à terme", selon M. Fouillac.
De grandes entreprises françaises sont sur les rangs, comme Air Liquide, Gaz de France ou Alstom.
Les principaux obstacles à la mise en oeuvre de cette technologie sont d'ordre scientifique (durée et sécurité du stockage) et économique: la capture du CO2 coûte cher, entre 35 et 50 euros la tonne.
"Nous devons être capables de démontrer d'ici 3 ans la sécurité de ce type de stockage en profondeur quand les projets seront sur la table", a expliqué Philippe Vesseron, président du BRGM.
Gaz de France démarre ce mois-ci un projet pilote de stockage dans un puits désaffecté d'un gisement de gaz (K12-B) au large des Pays-Bas. Une dizaine de projets pilotes doivent démarrer un peu partout en Europe (Danemark, Allemagne, Espagne etc.) dans les années qui viennent, a expliqué Isabelle Czernichowski, chef de projet au BRGM.
Deux opérations industrielles existent déjà: à Sleipner, en mer du Nord, la compagnie pétrolière norvégienne Statoil injecte depuis fin 1996 un million de tonnes de CO2 par an dans un aquifère profond (nappe d'eau souterraine).
Depuis septembre 2000, 5.000 tonnes de CO2 sont injectées chaque jour dans le réservoir pétrolier de Weyburn au Canada pour favoriser la récupération de pétrole encore enfoui. Le CO2 est acheminé sur 330 km par pipe line d'une usine de gazéification du charbon du nord du Dakota (Etats-Unis)."
| | Posté le 24 novembre 2004 à 22:09:25 CET par webmaster | | | | | | |
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